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Exquisite Words

Scène libre : Equilibre de la terreur [Sidonie Morel/Ralph Caper]

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Quelle chance que l'Exquisite soit négligent sur le recrutement de ses femmes de chambre... Oublier son badge sur le lit d'un client, jamais une employée de l'Eagle n'aurait fait une telle erreur. Cela aurait été sa dernière : je l'aurais renvoyée sur le champ. Surtout vu l'état dans lequel elle a laissé ma chambre... Enfin, c'est ce qui va me permettre d'obtenir quelques informations...

Le badge en question à la main, Ralph remonte le couloir jusqu'à la chambre 000, celle dans laquelle Arthur Murrin l'a interrogé à son arrivée à l'hôtel.

Un fieffé filou, ce Murrin. Heureusement, je suis plus intelligent que lui.

Ralph a l'intention de profiter de l'accès illimité à l'ensemble de l'hôtel que le badge tombé du ciel de cette... Sidonie Morel lui procure pour fouiller le bureau du directeur de l'Exquisite. S'il peut le faire sans se faire prendre, il ne va pas s'en priver. Il est persuadé qu'il peut découvrir dans cette pièce à l'accès normalement restreint des informations qui lui permettront de couler son concurrent. Murrin est en train de déjeuner, il s'en est assuré. Il a au moins une demi-heure devant lui.

Ce sera suffisant.

Arrivé devant la porte de la chambre 000, il passe le badge de Sidonie sur le détecteur prévu à cet effet. Le battant se déverrouille, et il le pousse d'un geste négligent. Tout observateur extérieur serait convaincu que Ralph a parfaitement le droit d'être là.

Une fois la porte refermée derrière lui, il regarde ce qui l'entoure. Il avait déjà noté quelques détails lors de sa première venue : des piles de papier, un coffre-fort, un lit haut sous lequel des choses pourraient être cachées... Il faut qu'il aille à l'essentiel.

Il feuillette un classeur de factures. S'il le pouvait, il prendrait davantage de temps pour les examiner, mais il sait qu'il y a peu de chances qu'il trouve quelque chose de réellement compromettant parmi elles s'il ne les recoupe pas. Il a besoin de quelque chose de plus flagrant.

Il remarque soudain une feuille titrée Le Speakeasy : liste des pouvoirs constatés. Voilà qui l'intéresse davantage. Il s'apprête à s'en saisir quand soudain, il entend la porte s'ouvrir derrière lui.

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Bon, cette fois-ci, il est hors de question que je loupe encore une fois mon déjeuner. Je n'ai plus que la chambre du directeur à faire et j'ai déjà perdu du temps à refaire faire un badge. Au moins ma photo est un peu plus réussie que la première fois, même si le concierge ne m'a même pas laissé le temps de lui expliqué le principe du nombre d'or. Si au moins, ma présence ici permettait d'insuffler un peu plus de beauté et d'art qu'il n'y en a pour le moment dans cet hôtel, je ne perdrais pas complètement mon temps.

Parce que pour ce qui est du recueil d'indices concernant ma soeur, on ne peut pas dire que ça soit une franche réussite pour le moment. Et je n'ai plus beaucoup d'idées pour avancer : j'ai déjà tout visité et pas mal questionné les employés... aucun indice.

Heureusement, la chambre-bureau du directeur est un tel bordel que je peux me permettre de faire le minimum. Encombrée par l'aspirateur et le sac de linge sale, j'ai dû mal à passer le badge dans la fente. Je claque la porte avec mon pied en jurant quand le fil de l'aspirateur s'enroule de mon pied.

Je plisse les yeux quand je vois une ombre en train de fermer violemment un large dossier sur le bureau de directeur. Trop grand et trop jeune pour être le propriétaire de ces lieux. Je le vois déjà prendre un air hautain avant même que j'ouvre la bouche.

Sauf que l'intimidation n'a jamais eu de prise sur moi, et qu'il ne le sait pas encore.

— Inutile de chercher quoi que ce soit là-dedans, lui dis-je en lâchant tout à mes pieds, j'ai déjà vérifié, et il n'y a rien d'intéressant à part des factures et des récits d'illuminés...

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Ralph se retourne. Contrairement à ce qu'il pensait, la personne qui vient d'entrer dans la chambre n'est pas Arthur Murrin revenu plus tôt de son déjeuner, mais une femme de chambre rousse, encombrée par son aspirateur et son sac de linge sale.

Elle n'a clairement pas la tenue qu'on attend d'une femme de chambre dans un hôtel de luxe. Entre Sidonie la tête-en-l'air et cette hurluberlue, on se demande comment Murrin mène ses recrutements.

Mais que cette employée soit compétente ou non, cela ne change rien pour Ralph. Il est en mauvaise posture : il ne devrait pas se trouver là. Et la rousse a bien compris ce qu'il est en train de faire, car elle lance :

— Inutile de chercher quoi que ce soit là-dedans, j'ai déjà vérifié, et il n'y a rien d'intéressant à part des factures et des récits d'illuminés...

Ralph n'a pas le temps de chercher une excuse plausible à sa présence ici. Il sait qu'elles seraient toutes bancales, de toute façon. Alors il passe à l'attaque. Aussi rapidement que possible, pour déstabiliser son interlocutrice aussi vite que possible et lui faire oublier que c'est originellement lui qui était en faute :

Il ne me semble pas que fouiller dans les affaires du patron de l'hôtel fasse partie des prérogatives des femmes de chambre, mademoiselle... ?

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Il n'est pas mauvais dans la maîtrise de soi, je l'ai à peine vu froncer les sourcils avant de reprendre cet air hautain qui semble lui coller à la peau.

Il ne me semble pas que fouiller dans les affaires du patron de l'hôtel fasse partie des prérogatives des femmes de chambre, mademoiselle... ?

J'éclate de rire. Mais il se prend pour qui?

— Heureusement que vous n'êtes pas directeur d'hôtel, alors, car vous ne semblez pas connaître les "prérogatives" d'une femme de chambre, ajouté-je en mimant les guillemets. Le jour même de mon arrivée, j'ai dû ranger par ordre chronologique toutes ces fiches qui étaient disséminées un peu partout dans cette pièce.

Bon, ce n'est pas vraiment ce qui s'est passé, mais il n'a pas besoin de le savoir. Malgré cet air agressif, il me donne l'impression d'être intelligent. Et pas trop mal foutu. Je me demande ce qu'il cherche et qui il est.

Et s'il accepterait de poser nu pour une séance de dessin.

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La femme de chambre ne tombe pas dans le piège de Ralph et ne saisit pas la perche qu'il lui tendait en laissant sa phrase en suspens après son "mademoiselle...".

Dommage, connaître son identité en lui dissimulant la mienne m'aurait permis de prendre l'ascendant sur elle.

Mais elle rit, apparemment peu affectée par les menaces voilées de Ralph, puis lui renvoie :

— Heureusement que vous n'êtes pas directeur d'hôtel, alors, car vous ne semblez pas connaître les "prérogatives" d'une femme de chambre.

Ralph n'aime pas cette phrase. Il n'arrive pas à déterminer si la rousse sait ce qu'elle fait en mentionnant son métier réel, et joue ainsi à le titiller, ou si c'est une coïncidence malheureuse.

Tu n'aimes pas, mais en même temps, c'est le genre de double sens que tu adores.

Sa considération pour son interlocutrice augmente un peu avant qu'elle ne poursuive :

Le jour même de mon arrivée, j'ai dû ranger par ordre chronologique toutes ces fiches qui étaient disséminées un peu partout dans cette pièce.

Cette fois, elle a complètement paré son attaque. Il n'a plus de faille dans laquelle s'insinuer. La femme de chambre lui oppose un mur lisse. Il fronce les sourcils, incertain de la marche à suivre.

Démasqué pour démasqué, autant essayer de la faire parler au passage.

Une tâche qui a dû vous sembler bien rébarbative. Combien d'années de factures s'entassaient là ?

Il a peu d'espoir d'obtenir une réponse franche, mais il est possible que la femme de chambre laisse s'échapper des éléments contre son gré.

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Mon beau ténébreux ne se désarçonne pas. C'est quelque chose que j'aime. Ou alors il est réellement stupide et ne se rend absolument pas compte que le directeur risque de revenir d'un moment à un autre. Il enchaîne comme s'il menait une conversation mondaine:

Une tâche qui a dû vous sembler bien rébarbative. Combien d'années de factures s'entassaient là ?

Alors, c'est comme ça que se comportent les gens de la haute? Ne jamais perdre la face? Même si votre sécurité ou votre intégrité est menacée? Je secoue la tête, c'est tellement stupide.

Est-ce qu'il se rend compte que si n'importe qui d'autre était rentré ici, il serait en très mauvaise posture?

D'un autre côté, je ne lui veux pas de mal.

— Vous cherchez une année en particulier? Je pense que l'inspecteur qui traîne dans l'hôtel ces jours-ci serait plus à même que moi pour vous donner la réponse, il l'a déjà consulté je crois.

Ce n'est pas que je veux le menacer. Juste que je commence à penser qu'il en sait plus que beaucoup ici et, qui sait, il a peut-être déjà croisé ma soeur.


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La rousse secoue la tête. C'est mauvais signe. Cela laisse supposer qu'elle rejette sa question.

Pourtant, sa réponse est à l'opposé de son langage corporel :

— Vous cherchez une année en particulier ?

Ralph hausse un sourcil. Il ne s'attendait pas à ce que la femme de chambre se montre si obligeante, surtout après son attitude initiale. Il cherche le piège... et il a raison de le faire, car deux secondes plus tard, la rousse exprime une menace plus claire :

Je pense que l'inspecteur qui traîne dans l'hôtel ces jours-ci serait plus à même que moi pour vous donner la réponse, il l'a déjà consulté je crois.

Ralph retient un sourire. L'inspecteur, il ne s'en préoccupe pas. Il sait qu'il n'a rien à voir avec le meurtre de Henry McPherson, et donc qu'il ne sera jamais inculpé pour ce dernier. Au contraire, il ne souhaite rien tant que d'embrouiller l'enquête afin de ternir la réputation de l'Exquisite.

Cela dit, cela ne serait peut-être pas dans son intérêt que la justice apprenne qu'il se permet de fouiller dans les affaires de son concurrent. Il y a forcément un ou deux articles de la loi américaine qui l'interdisent.

Elle est maligne, cette fille. Elle est maligne.

Alors il joue la décontraction. Peut-être peut-il lui faire croire qu'il est un détective sous couverture ?

Je sais.

Rien de plus. Il faut qu'il en dise le moins possible, pour suggérer sans se trahir. Et peut-être que maintenant que cette fille va s'imaginer qu'il fait partie de la police, elle se montrera plus bavarde.

Mais je suis persuadé qu'il y a des documents cachés que Murrin n'a pas répertorié dans ces classeurs...

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— Je sais.

Pff, je commence à comprendre comment il fonctionne. Genre rien ne m'étonne, je sais tout, je suis au-dessus des lois. Je suis Dieu, en toute simplicité. Il croit avoir la police à sa botte. Et d'après ce que j'ai vu de la police, son refus à aider les petites gens comme moi, même si la vie d'une personne est en jeu, alors qu'ils sont prêts à envoyer quatre patrouilles pour aider une riche veuve à faire ses courses (si, si, c'est une anecdote véritable...), c'est une option tout à fait possible.

S'il est vraiment aussi obtus, finalement il ne serait pas très pertinent de chercher à traiter avec lui. Je devrais le remercier qu'il accepte de ne serait-ce que s'abaisser à parler avec moi. Bientôt, c'est lui qui va me dire que ma présence dans cette chambre risque de m'envoyer en prison.

Mais je suis persuadé qu'il y a des documents cachés que Murrin n'a pas répertorié dans ces classeurs...

Je hausse un sourcil, ma curiosité ravivée. Il est malgré tout prêt à mouiller sa chemise? Sans demander à de petites mains de faire le sale boulot pour lui?

Il serait prêt à coopérer... avec moi?

— J'ai peut-être la réponse à vos questions, bluffé-je. Mais pour quelle raison aiderai-je un voleur, pas très doué en plus...

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