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Exquisite Words

Scène libre : Kevin et les fantômes

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Bon sang. Cette Yuenling (bière sans alcool) est dégueulasse. Il est grand temps d'introduire à nouveau les boissons alcoolisées. Hôtel de luxe l'Exquisite ? Tu parles. Le service est déplorable, et depuis 17h, pas la moindre trace d'un potentiel homme d'affaire fortuné, à qui vendre le projet. La perspective de retourner travailler auprès de mon frère ne m'enchante pas du tout. Rafistoler des vieilles bottines ... vous appelez ça une vie vous ?

(Le barman s'approche)

- Monsieur, votre consommation

- Ah ! Enfin ! De la Guiness ! L'espace d'un instant j'ai cru avoir fait le déplacement pour rien. Le décor est déjà discutable, en plus.

- Faîtes-moi signe si vous désirez autre chose

- Ce que je désire ? Une saine compagnie entre hommes d'affaires par exemple ? Je trouve ce bar bien vide pour y faire des rencontres.

- Monsieur, vous trouverez, je pense, des habitués d'ici le début de soirée.

- Servez-moi une autre Guiness.

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J'ai trois heures devant moi à tuer avant de devoir rempiler. Pas le temps d'aller au bercail, pas envie de traîner dehors, alors qu'est-ce qui me reste ? Ben l'hôtel. Ce putain d'hôtel où je passe déjà mes jours et mes nuits. Bon ok, j'abuse un peu, mais c'est l'impression que j'ai, vraiment. Je suis sûr que c'est moi qui use le plus cette moquette moche dans les couloirs.
Je connais le toit, les laveries et même la cave, mais y a bien un endroit où j'ai encore jamais mit le museau et dont on m'a parlé : le bar clandestin. Ça sonne bien à mes oreilles "clandestin", alors je me met en route, les mains dans les poches, une clope pas encore entamée au bec. Je rôde dans le bar, le vrai, l'officiel, je zieute un peu autour de moi qu'on me choppe pas en train de passer par la porte dérobée et HOP ! Me v'là dans les escaliers défoncés, la truffe en l'air.

Me faut pas longtemps pour arriver dans une salle un peu basse de plafond et qui sent fort l'alcool, l'humidité et la poussière. J'aime bien l'ambiance, ça fleure bon la planque, le coin sombre et pépère où je pourrais venir me poser pendant mes heures de repos entre deux services.
Pas grand monde, mais y a quand même un gugusse qui se tient au bar. Merde alors ! C'est quoi ces fringues ? Aller, encore un taré qui se prend pour Al Caponne... On voit vraiment de tout dans cette ville. Je devrais pas m'étonner, mais c'est plus fort que moi, il a l'air d'un neuneu sous son chapeau.

Du coup, pour rigoler sous cape, je pose mon cul sur le tabouret à côté de lui et je lève la main pour interpeller le barman. Pas le droit de boire pendant le service, alors ça sera un café.
En attendant que la tasse se pose devant moi, je lance des regards en coin à mon voisin, sans chercher à être discret et avec un sourire à la con sur ma belle gueule.

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J'attends impatiemment des notables, des business man, des vainqueurs, et me voilà aux prises avec un abruti. Je ne sais pas ce que cherche ce drôle de type coiffé comme un coq. Je suis loin d'être rétrograde, mais il me semble que cet homme n'a pas appris les bonnes manières. Je pensais que le service militaire servait au moins à dresser cette jeunesse décadente. Il y a encore quelques années, ce genre de clowns et de forains finissaient au bagne. Quel dépit.

Mince, mais c'est qu'il arbore un badge en plus ! Un employé de l'hôtel qui interrompt son service ? Et de quelle manière. Le directeur va m'entendre ...

- Hé toi ! Oui ! La jeune loque. Laisse les vrais hommes savourer leur bière. Ou va monter mes bagages chambre 218. Allez troufion.

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Wow... Il est sérieux l'ancêtre ? C'est moi qu'il appelle troufion ? Je me marre, il est trop fun ce type.

— M'agresse pas, le vieux, j't'ai rien fais. Vous les anciens vous pensez vraiment pouvoir traiter les gens comme vous voulez, que ça vous retombera pas sur la gueule parce que vous êtes vieux, mais faut faire gaffe, mon gars. Y a des gens qu'on pas beaucoup de scrupules et qu'hésiterons pas à te faire bouffer tes dents pour avoir parlé comme ça.

Il a de la chance ce con, je suis pas méchant. J'aboie beaucoup, je mords pas trop. Mon café arrive, je remercie d'un mouvement de menton pour le barman. Revenons au vieux croûton et son parfum de naphtaline.

— Et t'as qu'à monter ton bordel toi-même, ch'uis en pause, ça se voit pas ?

Je choppe la clope qui est restée coincée derrière mon oreille et je fais signe au barman : c'est bon, je peux ? Il hoche la tête de loin, je souris et sors un briquet de ma poche. Un joli zippo que j'ai chouré à un type y a des années. La flamme qui en sort m'éclaire le visage un instant alors que j'allume le bout de ma cigarette et je tire une latte tranquillement avant de souffler ma fumée. Dans la tronche de l'abrutit qui s'est permit de m'insulter en guise de salutation.

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Quelle insolence ! Si je ne réponds pas immédiatement à ce gamin, je ne serai plus crédible.

- Dîtes donc mon petit louveteau, pause ou non, on ne t'as pas appris que le client était roi ? Je ne savais pas que l'Exquisite consentait à des sacrifices commerciaux par la faute de ses employés. M'est avis que vos supérieurs vont en entendre parler. Pour ce qui est de mes dents, elles vont rester intacts. On ne peut pas en dire autant pour toi, cher fumeur.

Allez, j'ai suffisamment perdu de temps. Toi et le barman avaient la possibilité d'éviter un incident diplomatique. Je vous demande de bien vouloir m'indiquer quelques hommes d'affaires avec qui m'entretenir. En effet, j'ai à discuter avec eux pour de fructueux projets.



Désolé du retard pour le message.

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Mes supérieurs vont en entendre parler ? Comme si on me l'avait jamais faite celle-là. Ils entendent parler de moi, mes supérieurs, c'est certain. Mais je suis bon dans ce que je fais et loyal comme un clébard, alors après un savon bien mérité, on me fout jamais à la porte. Le deal c'est que je m'écrase pendant un moment, histoire qu'on m'oublis et ensuite ça recommence. C'comme ça que je fonctionne, point. Alors vas-y papy, menace autant que tu veux, d'autres se sont déjà égosillé sur mon sort et tu vois le résultat.

Un panache de fumée me sort des naseaux alors que le barman pose ma commande devant moi. Pour une fois que je me retrouve pas avec un dé à coudre en guise de tasse à café, faut que j'ai un emmerdeur comme voisin de table. Certains diront que c'est moi qui suis venu l'emmerder en premier, mais faut pas croire tout ce qu'on raconte. Je remercie le patron d'un hochement de tête.


— Je t'en prie, y seront ravi d'entendre un type qui vit dans le siècle dernier baver sur mon incompétence. Ça manque d'animation en ce moment, ça pourrait leur passer le temps. Et si t'étais un client, ducon, tu s'rais en haut avec les autres, à la réception, pas ici à noyer tes rides dans de la bière.


Et toc, prends ça dans la tronche ! Déjà que je suis pas groom, faudrait pas non plus me prendre pour un débile : les clients respectables ça traîne pas dans les sous-sol clandestins. S'il a une chambre, il a qu'à monter son bordel lui-même, c'est pour ça qu'on a inventer les ascenseurs, me semble.

La cigarette quitte mes lèvres et je pique du nez dans mon café pour en prendre une gorgée ou deux. Il est corsé, mais c'est bon. Du coin de l'œil je lorgne sur mon voisin pour voir quelle genre de tête il fait suite à mon annonce. Les coupables ont toujours une trogne marrante quand on les pique au vif.

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Mais quelle histoire ! Non pas que les insultes d'un jeune puceau m'atteignent. J'ai cependant esquissé mentalement la démarche du poing triomphant s'abattant sur chaque dent de l'insolent, et mon visage héberge sans doute quelques suspicions d'agacement. Mais l'intrigue réside essentiellement ici : celui-ci a bien parlé d'un type du siècle dernier ? Qu'est ce qu'il peut bien vouloir dire ? Sans accorder le moindre regard à cette jeune crapule, je me tourne vers l'homme plus mûr :

- Hé, vous pouvez me dire ce qu'il se passe ici ?

- Monsieur ?

Perplexe, le barman me dévisage. Ma requête ne lui paraît pas encore intelligible.

- Vos manières de parler, de recevoir les clients, votre accoutrement ... et bon sang, cette bière infâme ! Je vous le demande : en quelle année sommes-nous, barman ?


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